Je ne suis pas toujours facile à vivre.
Bordélique, Insatisfaite. Romantique désabusée. Distante, à en écouter les réprimandes de ma mère cernée. On dit que Je, coupable et sotte, aime l'argent, joue trop, me coiffe trop, m'habille trop, critique trop, danse trop, sors trop, aime trop, parle peu mais se plaint trop. L'Excès. Si ma mère m'avait fait un peu plus extravertie, un sacré nombre de baffes perdues auraient bien méritées d'être collées.
Je déteste les cons immatures qui me font face chaque jour, comme je déteste cette fille tous les matins dans le bus, sapée Louis Vuiltton, attitude Bon chic Bon genre, persuadée de sa supériorité.
Laissez-moi rire. Et pour cause, il m'arrive quelques fois d'avoir l'impression de haïr tout le monde. Je déborde d'égoïsme, alors j'observe les autres, analyse leurs défauts, me divertie de leurs faiblesses. On dit que c'est ce qui rend beau, au delà de tout. La faiblesse.
Dommage que chez moi, elles soient plurielles. Pourtant, il est bien connu que critiquer ne fera pas de nous quelqu'un de meilleur, bien au contraire.